à découvrir en ce moment à la librairie...

Les Editions ALLIA, des livres pas comme les autres


Les Editions Allia ont la réputation d’éditer les textes dont les autres ne voulaient pas. Créées en 1982, elles comptent désormais dans leur bibliothèque près de cinq cents ouvrages. Initialement, elles ont privilégié des textes négligés par les autres éditeurs ou non protégés par le copyright. Quand elles ont commencé à publier des auteurs contemporains, elles l'ont fait dans un esprit analogue : satisfaire et dérouter un lectorat avide d’“autre chose”.
En 1995, la maison d’édition lance La petite collection avec son prix unique de 6€10 ! Depuis, ce dernier n’a pas évolué d'un centime.


Il est temps pour vous de découvrir l’ensemble de ces petits livres qui se lisent très vite et qui marquent les esprits par leur clarté et l’intérêt insolite de leurs textes.




 Pour faire un tour sur leur site



Samedi 23 juillet : rencontre/signature autour du livre Coquelicot

la Carline  
recevra
Aurey Houlès 
pour son ouvrage 
Coquelicot, paru aux éditions Equinoxe en 2011

le samedi 23 juillet à partir de 15h


De son étymologie en passant par la botanique, les remèdes de nos grands-mères, les boissons et ses nombreuses utilisations culinaires, le coquelicot se dévoile au fil de ces pages, rassasiant notre curiosité et éveillant notre admiration.
Dictons, proverbes, inspirateur des peintres et des écrivains, le coquelicot se décline ici dans tous ses états. Laissons-nous charmer par cette " gentille fleur " et que "nos coeurs chaque jour s'ouvrent à la fraîcheur et à l'éclat des coquelicots " comme l'écrit avec poésie Christian Bobin. 

Audrey Houlès
Cinq années de droit, avec des emplois juridiques.
En 2006, elle sors un roman : La Séraphine, aux Editions Thélès (roman policier qui se déroule dans le sud de la France, concernant des vols de statues représentant des anges).
Grande lectrice, gourmet qui adore cuisiner.
Pour les Coquelicots, c'est parce qu'il n'existait pas. Ne le trouvant pas, elle s'est dit qu'il en fallait un !

Hommage à Bernard Noël

Les yeux dans la couleur

exposition du 2 juillet au 15 aout 2011

tous les jours sauf mardi de 11 à 13 et de 16 à 19h
Centre d'art contemporain Boris Brejnev
12 rue Grande - 04300 Forcalquier
t. 04 92 70 91 19

Robert Brandy 
Jean-Jacques Ceccarelli
Olivier Debré
Bernard Moninot
Jean-Marc Scanreigh
Hervé Télémaque
Jan Voss
Zao Wou Ki


Dimanche 10 juillet de 9 à 19 h : 
Rencontre avec Bernard Noël

au jardin des Cordeliers, 04300 Forcalquier
Geste du peintre Geste du poète
Un entretien permanent 

Edith Azam, Jean-Luc Bayard, Robert Brandy, Yves Charnet, Jean Daive, Monique Dorsel, Jean-Marie Gleize, Bernard Moninot, Jean-Marc Scanreigh, Jean-Pierre Sintive, 
Jacques Sojcher, Christian Tarting. 

Cet événement est organisé par Au coin de la rue de l'enfer.
Renseignement et réservations : 0492 73 06 75

La librairie la Carline est présente au Centre d'art Boris Brejnev tout au long de l'exposition avec une sélection de livres de Bernard Noël et des intervenants. Vous trouverez les livres d'artistes à la librairie.
 Dimanche 10 juillet, la Carline tiendra un stand au jardin des Cordelier pour la journée de rencontres.


Bernard Noël, né le 19 novembre 1930 est un poète, essayiste, critique d'art et romancier français.
Il est également connu sous le nom de plume Urbain d'Orlhac.

Remarqué en 1958, dès la parution de son premier livre de poésie, Extraits du corps, Bernard Noël attend neuf années avant de publier son deuxième ouvrage La Face de silence (1967).
En 1969, Le Château de Cène lui vaut un procès pour outrage aux bonnes mœurs.

Poète, romancier, essayiste, critique d’art, son amitié pour les peintres et son goût pour la peinture le conduisent à collaborer à la réalisation de nombreux livres d'artistes et, plus récemment, à en illustrer lui-même certains.
Saluée par Louis Aragon, André Pieyre de Mandriargues et Maurice Blanchot, l'œuvre de Bernard Noël donne à la poésie un rôle capital et unificateur, car elle en détermine l'espace et la nécessité.


Défaut d'origine, de Olivier Rohe

Personne n'est singulier ; personne n'est original : personne ne peut donc raisonnablement et de quelque manière que ce soit prétendre à l'individualité. 
Olivier Rohe

notre avis 
Long monologue énervé d'un homme qui retourne vers un passé qu'il a voulu oublier. Haletant, enragé, tendu de bout en bout, c'est une diatribe contre la violence et la bêtise des hommes. Etonnant !

paru aux éditions Allia en 2003 

pour Lili de Marie-Noël Rio

l'histoire
"C'est une photographie d'avant la guerre ou peut-être des premiers temps de la guerre. Une photographie en noir et blanc, écornée, un peu jaunie. La femme est accroupie contre un pan de mur aveugle, un vêtement sur les genoux. Le torse est gainé de soie sombre. Au centre de l'image la chair surgit ambrée, forte, nue, la chair dense des épaules, des bras, du cou. L'épaule est barrée d'une fine bretelle blanche, la main porte une alliance, elle tient une cigarette, le petit doigt écarte le coin des lèvres comme j'ai vu si souvent.
La bouche entrouverte par le doigt est sinueuse et pleine, laquée de rouge sombre, le nez fort et droit, les sourcils forts et droits, les yeux clairs. L'ovale charnu et lumineux est couronné d'une tresse noire. C'est une figure austère, sensuelle. Le visage, les épaules, les bras, cette chair nue enchâssée entre noir et gris, les yeux lourds, le regard tranquille sur l'objectif, ou plutôt sur l'homme qui la photographie,..."
notre avis
pour Lili est un texte ciselé, tout en finesse, le récit d'une amitié presque amoureuse entre deux femmes, une jeune et une vieille, réunies par leur admiration pour un homme disparu. C'est très beau. 

paru aux éditions du sonneur en 2011

Serena, de Ron Rash

l'histoire
Situé dans les Smoky Mountains de Caroline du Nord, Serena allie, selon l’auteur, « drame élisabéthain, problèmes environnementaux et richesse de la langue ».
L’héroïne, sorte de Lady Macbeth des années 1930, est l’épouse de George Pemberton, riche et puissant exploitant forestier. Ces deux-là sont des prédateurs, prêts à tout pour faire fructifier leur entreprise dont l’objectif est de couper tous les arbres à portée de leur main. Une ambition que vient menacer le projet d’aménagement d’un parc national, pour lequel l’État convoite leurs terres. Pemberton met sa fortune à contribution pour soudoyer tous les banquiers et politiciens qu’il faut, et Serena n’hésite pas à manier fusil et couteau pour éliminer les obstacles humains. Belle, ambitieuse et intrépide, Serena fascine son mari et ses employés, pour lesquels elle n’éprouve aucune compassion...
notre avis
Un grand western, ou une pure tragédie ; une femme exceptionnelle que rien n'arrête jamais ; une fable écologique à une époque où ce mot existait à peine ; bref un roman noir à la hauteur du précédent de Ron Rash :  Un pied au paradis.
paru aux éditions Du Masque en 2011