Rencontre avec Jean-François Queyras samedi 11 juin à 11h


"Par ce récit familial, j'ai voulu raconter une belle histoire, l'histoire multiforme de vies qui se sont déroulées dans l'unité, la continuité et un profond bonheur essentiel.
La bonne mémoire, c'est cette force collective qui propulse vers l'avenir et invite à aller de l'avant. Il ne s'agit pas de se complaire dans la contemplation du passé mais d'en éprouver de la joie, de la force, de l'optimisme, pour le prolonger, en construisant un avenir chacun à sa façon.
L'intimité des êtres peut être source de lumière."

Jean-François Queyras vit aux Iscles, à Forcalquier. L’art a toujours été présent dans sa vie : la terre, la peinture, et la musique.  Jean-François Queyras et sa famille ont fondé un festival : Les rencontres musicales de Haute Provence qui existe et se développent depuis plus de 30 ans. 

Rencontre avec Catherine Poulain jeudi 19 mai à 19h



Aventurière dans l'âme, Catherine Poulain a multiplié les voyages, s'est passionnée pendant 10 ans pour la pêche en Alaska, et vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole.  
Le Grand Marin est son premier roman publié aux éditions de l'Olivier

Partir. Pour oublier la grisaille des jours, la routine d’une vie toute tracée, la douleur des pertes irréparables.

Partir aussi pour se sentir vivant, pour éprouver l’ivresse d’une nouvelle légèreté, pour tester ses limites, connaître ses ressources intimes.
Partir pour voir le ciel des autres, et repousser son horizon à l’infini.
Partir, nous sommes nombreux à en rêver, et bien peu à le réaliser. Alors qu’aujourd’hui le mot voyage appelle quasiment automatiquement l’épithète organisé, les semelles de vent ne sont plus un article très prisé.
C’est dorénavant à la télévision, vautré dans son canapé, que l’on découvre les terres inconnues.
Mais, parfois, quelqu’un boucle son sac et s’en va. Sans tambour ni trompettes, juste parce que c’est devenu nécessaire, parce que rester signifierait mourir à soi-même.
Ceux-là, celles-là, emportent alors au bout du monde cette part de nous qui obstinément s’échappe et rêve encore un peu.

Un livre incroyable pour une histoire qui l’est aussi. Le Grand Marin qui vient de paraître aux éditions de L’Olivier est le premier roman écrit par Catherine Poulain.
Petit bout de femme dure à la douleur, obstinée à préserver sa liberté et sa solitude, elle est partie, un jour de 1993, de Manosque, sa ville qui l’étouffait, vers la dernière frontière, celle du grand nord. L’Alaska, elle en rêvait. Elle avait déjà bien parcouru le monde avant, travaillé dans une conserverie de poissons en Islande, dans un bar à Hong Kong, sur un chantier naval à Seattle, ramassé des pommes au Canada.
Mais là c’était embarquer qu’elle voulait, et aller pêcher dans le Pacifique Nord. Et c’est ce qu’elle a fait, dix années durant.
Expulsée parce que sans papiers, elle est revenue à ses moutons, bergère en Haute Provence pour la transhumance, et ouvrière viticole en Gironde le reste de l’année.
Depuis toujours Catherine Poulain jette des mots sur des petits carnets. Un premier livre est né, d’autres suivront, c’est inévitable et c’est tant mieux.

Rencontre avec Pierre Ducrozet jeudi 10 mars à 18h30

Eroica : à la fin des années 1970, un jeune Américain, fils d’un Haïtien et d’une Portoricaine, recouvre les murs de Manhattan de phrases énigmatiques qu’il signe du nom de SAMO. Quatre ans plus tard, riche et célèbre, il invente un langage pictural d’une puissance inégalée, fait de corps, de mots, de rage. Jean-Michel Basquiat, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands peintres du xxe siècle, devient ici, pour la première fois, un personnage de roman. Pierre Ducrozet suit le parcours d’un garçon qui se rêve héroïque dans un monde qui ne l’est pas. Rock, hip-hop, clubs de l’East Village et galeries de SoHo ; dans ce New York en pleine renaissance émerge une nouvelle scène artistique autour de lui, de Keith Haring et d’Andy Warhol. Basquiat peint, danse, cavale, et devient le symbole des années 1980. Au-delà de la légende, Eroica raconte le combat d’un artiste contre le monde, et contre lui-même. Il a le génie, il a la grâce. Aura-t-il le courage ? Un personnage fascinant dans une ville en ébullition ; une épopée contemporaine. 

"Le garçon regagne l’enfance chaque jour. Il peint comme un enfant. Il danse comme un enfant. Il mange comme un enfant. Il parle comme un vieux sage. Le garçon est à peu près tout et son contraire : vorace, éteint, joueur, désespéré, exubérant, introverti, délirant, grave, idéaliste, cynique, dément, stratège. Il n’aime pas l’entre-deux, l’indécis. Il y va. Le garçon est hautement romanesque. Le garçon est sorti de l’imagination du garçon. C’est sa plus belle création. Mais gaffe, garçon. Ça glisse aussi dans la fiction."

Pierre Ducrozet est né en 1982 à Lyon. Son premier roman, Requiem pour Lola rouge paraît en septembre 2010 chez Grasset. Il remporte le prix de la Vocation 2011. Il traduit de l’espagnol au français. Il a été professeur au Lycée français de Barcelone, animateur d’ateliers d’écriture, libraire. Il fait partie de la Société Européenne des auteurs, pour laquelle il observe l’actualité de la traduction. Il habite à Paris et à Berlin. 
Pour en savoir plus sur l'auteur, allez sur son site :
Pour en savoir plus sur sa résidence aux Correspondances de Manosque  :  http://correspondances-manosque.org/festival/pierre-ducrozet-en-residence-a-manosque/

Samedi 23 avril : Fête de la librairie par les libraires indépendants et dédicace avec Jean-Charles Blanc




Chants de Rossignols
de Jean-Charles Blanc
Préface de Atiq Rahimi
paru aux éditions Verlag Kettler, 2015
prix : 39€

 


Chants de Rossignols par l'auteur  
Ces photos furent prises lors d’un séjour de deux années, 1971-72. J’avais voyagé loin de Kaboul, dans les campagnes reculées, partageant la vie villageoise de populations accueillantes, tolérantes et curieuses de rencontrer le voyageur venu de loin. 

2004, trente ans plus tard, au retour d’un dernier voyage, je retrouve ces photos, traces de saisons partagées avec ces hommes et ces femmes…Au fond, qu’est-ce qui a changé entre ce que j’ai revu à Kaboul ou ailleurs et ce qui est montré dans ce livre ? Peu de choses, si l’on s’en tient à la vie d’une journée. Les décors du quotidien sont les mêmes. Les ruines de ces longues années de guerre sont venues compléter les ruines d’antan. L’esprit du bazar est toujours le même. J’y ai entendu les mêmes bruits, les mêmes rengaines. J’y ai senti les mêmes odeurs. J’y ai retrouvé le même système D, les mêmes mines farouches ou débonnaires. Le paysan qui vient y faire ses emplettes, tire toujours le diable par la queue, mais un mobile est enfoui dans sa besace.
Ce sont là des ambiances accompagnées de chansons du répertoire de Radio Kaboul. En Afghanistan la musique est partout. Dans les ruelles du bazar, la chanteuse pleure une mélodie d’amour. Dans la chaï-khaneh, la chanteuse murmure des mots d’amour à celui qui sirote le thé brûlant. Dans le bus ou au sommet du camion, cahotant sur la piste, on rêve : la chanteuse se lamente d’un amour impossible. Dans ces paysages où la femme n’est qu’un fantôme, la voix séraphique apaise le voyageur. Pendant que la femme rêve de liberté, l’homme rêve de houris. Et le mollah enrage.

C’est une vision partielle. Ce n’est pas de la nostalgie. C’est juste pour voir comme le temps passe. C’est un peu de mémoire pour ceux qui n’ont pas connu ces temps-là. C’est un autre visage de l’Afghanistan. Celui d’aujourd’hui lui ressemble encore, malgré tout.

Les photos sont montées en séquences, introduites par des portraits de chanteuses (dites : bolbol - rossignols) photographiées à Hérat. 

Jean Charles Blanc est un voyageur. Depuis 1963, il sillonne le monde. Ses voyages l'ont d'abord menés en Inde et en Afghanistan. Il fait de nombreux mais brefs séjours en Turquie, Liban, Syrie, Iran.
Il expose ses photographies dans des galeries à Paris, Venise, New-York,...
Il publie un récit : Famadihana , la valise de Marthe aux éditions Farrago, écrit et dessine une petite Mythologie Indienne, pour les éditions Acte Sud. 

 
Pour en savoir plus sur la manifestation Un livre une rose c'est ici : http://fetelibrairieindependante.tumblr.com/

Rencontre avec Frédéric Pagès et Raphael Imbert samedi 5 décembre à 16h

Frédéric Pagès, journaliste au Canard enchaîné, publie un livre sur Jean-Baptiste Botul, philosophe dont aucune œuvre écrite n'a pu être conservée (et pour cause, il semblerait qu'il n'ait jamais existé !). Raphaël Imbert et son saxophone accompagneront cet rencontre placée sous le signe de l'humour !

Frédéric Pagès est un agrégé de philosophie qui a quitté l'enseignement pour rejoindre le Canard enchaîné et se consacrer au journalisme.
Sous le pseudonyme de Fredo Manon Troppo, il a été le chanteur du groupe de rock The Jalons, et a fondé l'hebdomadaire La Grosse Bertha en janvier 1991 avec Cabu, Gébé et Jean-Cyrille Godefroy.
En 1996, il a créé Le Banquet du Bac Philo à la Sorbonne.
Il a participé pendant de nombreuses années à l'émission de radio Des Papous dans la tête sur France Culture.
Il est l'un des fondateurs de l'Association des amis de Jean-Baptiste Botul, par l'intermédiaire de laquelle il fait la promotion d'un philosophe dont il prétend avoir redécouvert la pensée, mais qu'il a en réalité créé de toutes pièce et dont lui et quelques autres écrivent les œuvres.
Au Canard Enchaîné, après avoir écrit en collaboration "Le Journal de Xavière T.", il est l'auteur du "Journal de Carla B " .


Botul au Bordel
Frédéric Pagès
éditions Buchet-Chastel 
10 €
De la vie de Jean-Baptiste Botul, fictif et néanmoins célèbre philosophe de tradition orale, certains pans restent encore inconnus du grand public : c'est le cas de " l'affaire de Carcassonne " , que nous découvrons ici grâce à l'esprit curieux et tenace de Frédéric Pagès. En mai 1928, Botul, éphémère professeur de philosophie, conduisit sa classe de lycéens dans une maison de passe. Sa conviction : " Si l'école ne va pas au bordel, ce sera le bordel à l'école.
" A travers les discours enflammés de la sublime Divine, l'étonnante correspondance de Botul avec Simone de Beauvoir, Marthe Richard et Simone Weil, nous approfondissons ainsi notre connaissance du botulisme avec la joyeuse insouciance de kangourous bondissant dans un champ de mines " .

Rencontre avec Ahmed Kalouaz jeudi 10 décembre à 18h30




Né en 1952, Ahmed Kalouaz vit dans le Gard. Auteur pour les adultes (dans la collection la brune), il écrit aussi pour la jeunesse et a publié plus de dix romans au Rouergue pour cette tranche d'âge. 


Durant une courte hospitalisation, liée à des problèmes cardiaques, Ahmed Kalouaz laisse remonter des souvenirs d’enfance, notamment celui de l’assassinat de son grand-père durant la guerre d’Algérie. Son cœur fragile ne s’est-il pas nourri d’une histoire familiale souvent dramatique ? Au fil de ses pensées, il évoque les poètes et les chanteurs qui l’accompagnent depuis longtemps, notamment Aragon. Dans ce nouveau livre, Ahmed Kalouaz poursuit son exploration de la mémoire immigrée algérienne.
 


Rencontre avec Sandrine Collette jeudi 17 mars 2016 à 18h30

Il reste la poussière Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille? 

Sandrine Collette partage son temps entre la région parisienne et le Morvan. Ingénieur à l’université de Nanterre, diplômée en philosophie et en science politique, c’est cependant dans la nature rugueuse du Beuvray qu’elle préfère se retrouver dès qu’elle le peut.
Amatrice d’auteurs à l’écriture sobre, mettant en scène des sentiments bruts voire brutaux, des histoires simples où la nature est le plus souvent présente, elle a été fascinée par la trilogie des jumeaux d’Agota Kristof, Les demeurées de Jeanne Benameur ou encore La grosse de Françoise Lefèvre.
Sandrine Collette obtient en septembre 2013 le Grand prix de littérature policière pour son thriller Des nœuds d’acier.

Poèmes et piano avec le duo "L'aller vers" jeudi 19 novembre à 18h30





Le duo "l'aller vers" avec James Fontaine, poète interprète, et Camille Fabre, pianiste s'arrête à la Carline pour une interprétation musicale du recueil de poèmes

La promesse, juste avant que les mots sonnent 
de James Fontaine, paru aux éditions du pont Saint-Jean.




James Fontaine a, en lui, ce flot de mots depuis longtemps. Il les connait si bien, il joue avec eux car, bien sûr, comme tout ce qui est important en ce bas monde, tout cela n’est pas sérieux !
Ses textes parlent de vie, de rage, d’amour, de nous à l'instant présent, et empruntent le chemin de la poésie pour dire ce qu’ils ont sur le cœur. Ils nous remuent et nous bousculent, ils chuchotent, parlent, crient, et hurlent même parfois la nuit. Auteur et colporteur d'une écriture poétique, James Fontaine a eu la singulière audace d'oser la partager en musique.
Les textes de James Fontaine sont illustrés par Mireille Dejasmin.

Camille Fabre est pianiste. Musicienne, elle accompagne et met en note les mots de James avec une complicité bien vaillante,  bien vivante et bien présente.



Lumière sur un éditeur : Les éditions Maurice Nadeau

Maurice Nadeau 

Né en 1911, il a connu Aragon, Breton, Prévert. Il tire de ces rencontres une Histoire du Surréalisme publiée en 1945 qui sert encore aujourd'hui de référence. 
Il entre à la Libération dans le journal issu de la Résistance Combat dirigé par Albert Camus dont il va tenir la page littéraire durant 7 ans. René Char, Claude Simon, Henri Miller, pour ne citer qu'eux, y seront révélés ou défendus. Céline lui-même, confiné dans son exil, pourra y trouver un appui. "Les écrivains ont le droit de tout écrire".
Longtemps directeur de collections chez de grands éditeurs comme Corréa-Buchet-Chastel, Julliard, Denoël, le Mercure de France ou Robert Laffont, il fonde sa propre maison d'édition en 1976.
  
Les éditions Maurice Nadeau  
Découvreuse de talents en littérature, La maison d'édition a permis la publication en France des premiers ouvrages de nombreux écrivains comme ceux de la Beat Generation, Jacques Kerouac et Lawrence Ferlinghetti, Les Choses de Georges Perec, prix Renaudot 1965, les poèmes de Pier Paolo Pasolini ou encore Les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov dont s'est inspiré Soljenitsine pour écrire son histoire du Goulag.
Elle a publié aussi la trilogie d'Henry Miller, Sexus, Plexus, Nexus, malgré la censure qui sévissait dans l'après-guerre.
Les Éditions Maurice Nadeau ont publié les inédits d'Henry James, l'écrivain sud-africain Coetzee (prix Nobel de littérature 2003) et continuent à éditer de jeunes auteurs.

à la Carline
Nous avons voulu mettre en avant cet éditeur qui nous semble incontournable par la qualité de son catalogue. Parmi une sélection d’œuvres que vous pouvez trouver à la carline, l'ouvrage Bleu comme la glaise de Laure Fardoulis parle de l'installation d'artistes et d'intellectuels dans le Lubéron à partir des années 50. 

"Au début des années cinquante, des artistes et des intellectuels s’installaient dans le Lubéron, achetant des ruines qu’ils rénovaient, au hasard de leurs moyens. Les paysans avaient déjà regagné les plaines, plus clémentes, cédant des demeures abandonnées, égarées sur les hauteurs. Mon père fut l’un de ces intellectuels. Nous, les enfants, devions obéir aux lois de ces pionniers, adopter leurs rêves et nous investir dans les ruines. Les théories poétiques de mon père avaient-elles trouvé un écho ?"

à découvrir...

rencontre sur le thème de l'Himalaya jeudi 8 octobre à 19h

La Carline et Collection Opus

proposent 

une soirée sur l'Himalaya
jeudi 8 octobre à 19h

Deux livres et un DVD seront présentés lors de cette soirée



Himalaya, le temps des filles
de Catherine Addor-Confino
un livre avec dvd (que l'on peut également acheter seul à 19 €)
29 €

Depuis 13 ans, Catherine Addor-Confino, autrefois architecte et scénographe, vit entre la France et l'Himalaya indien. Elle y partage la vie d'une famille paysanne et développe une grande complicité avec les femmes.
Après quelques années d'adaptation et d'apprentissage du hindi, elle a tourné, sur cinq années, un film documentaire qui dresse le portrait de Hema et de ses voisines du village de Digoli : un vent de modernité souffle sur Digoli, un village isolé où l'on pratique encore la magie, les sacrifices d'animaux et les mariages arrangés. L'exode des hommes vers les grandes villes est devenu la solution privilégiée pour nourrir les familles trop nombreuses.
Au village, restent surtout des femmes qui se battent pour la survie des vieux et des enfants.
L'association Avani donne un jour leur chance aux villageoises. Pour leur permettre de financer l'entretien d'équipements solaires qui leur assurent de la lumière, l'association leur propose de raviver une activité textile.
Les femmes saisissent la perche, se forment, acquièrent leur autonomie sociale et financière. Notamment les femmes rejetées parce que veuves, divorcées, célibataires ou physiquement inaptes aux travaux des champs.
Parmi elles, Hema, jeune adulte illettrée et célibataire. Elle cherche son équilibre entre tradition profonde et modernité pressante.







Alexandra David Neel, ses derniers entretiens
de Jean Fléchet
nouvelle édition, revue et corrigée
14€
 
C’était en février 1969. J’avais proposé à la télévision, la première chaîne de l’ORTF, dans le cadre d’une série consacrée aux femmes, une émission sur Alexandra David-Néel…
La télévision m’accorda quelques jours de repérage à Digne, du 4 au 9 février 1969, au cours desquels, après en avoir convenu avec Marie-Madeleine Peyronnet (dame de compagnie et secrétaire), je rencontrai Alexandra David-Néel, chaque jour entre 11 et 14 heures…
Les semaines cependant passèrent….
Début septembre, j’appris par la radio qu’Alexandra David-Néel s’était éteinte.
Aujourd’hui, les documents de février 1969, qui furent parmi les derniers enregistrés avec Alexandra David-Néel, constituent un témoignage sur cette femme dont l’oeuvre, l’existence et les actions n’ont pas fini de susciter une immense curiosité. Ce témoignage, nous le portons donc, modestement, à la connaissance de tous ceux qui s’intéressent à la vie et au destin d’Alexandra.

Jean Fléchet est né en 1928. Cinéaste et écrivain, il vit dans le Vaucluse depuis 1969.
Sous la houlette de Dina Dreyfus et en collaboration avec Alain Badiou, il est l’auteur des premiers entretiens philosophiques pour la radio. Il réalise de nombreux films en occitan dont L’Orsalhèr (Le Montreur d’ours), premier film tourné en gascon. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma.



déambulation poétique à la Carline le 1er octobre à 19h

Résultat de recherche d'images pour "muscle poésie"    Résultat de recherche d'images pour "marx poesies insomniaque"    Résultat de recherche d'images pour "laborde sables"     Résultat de recherche d'images pour "castor astral ce qui est ecrit"      

La poésie dans tous ses états : 

Les amis de la Carline amoureux de la poésie nous proposent de partir à la découverte de ce rayon bien souvent ignoré. Cette déambulation poétique nous mènera sur des rivages inconnus et lyriques, à la rencontre d'éditeurs formidables et de poètes talentueux.

Parmi eux, les éditions Fata Morgana, L'amourier, Le Castor astral, Cheyne éditeur, L'insomniaque, Propos2éditions, Muscle, qui sont autant d'éditeurs que nous aimons à la Carline pour la qualité et le courage de leur travail.

petit avant goût :
Sables, 
Paul Laborde
Cheyne éditeur
16€
dans la tessiture du vent il a trouvé son nom.
nom sans parole sans mot sans syllabe.
il rêvait d'un nom soufflé qui le quitterait pour partir avec le vent. 
pour revenir avec le vent. 



rencontre avec Anne Delaflotte Mehdevi le 12 novembre à 18h30

Le portefeuille rougeQuel plaisir de retrouver la "relieuse du gué" qui nous entraîne cette fois dans une enquête sur Shakespeare et le monde des collectionneurs. 
 Les doigts habiles de la relieuse du gué viennent de se poser sur un vrai trésor, un exemplaire du Premier Folio de Shakespeare, découvert par une consoeur acariâtre. Voilà un travail de restauration inédit pour Mathilde. D'autant qu'un trésor peut en cacher un autre, si l'on gratte la poussière des papiers anciens, si l'on déchiffre les traits de plumes à l'encre passée. Si l'on ouvre le portefeuille rouge.


Anne Delaflotte Mehdevi est née en 1967 à Auxerre. Elle grandit près de Saint-Sauveur-en-Puisaye où est née Colette. Elle suit des études en droit international et diplomatique et pratique le piano et le chant lyrique. Elle vit ensuite à Prague où elle exerce le métier de relieur, parallèlement à son travail d'écrivain. Elle vit aujourd’hui à Manosque. Ses romans ont été traduits en allemand, italien, néerlandais, slovaque…
La Carline avait déjà eu le plaisir de recevoir Anne Delaflotte Mehdevi en décembre 2013 pour son très beau roman Sanderling.

Rencontre avec Robert I. d'Argence jeudi 17 septembre à 19h


Assise, tel un personnage de cire, devant son petit écran, elle ne l’a pas entendu entrer.
De longs silences ponctuant cette visite, il va tenter, au travers de souvenirs kaléidoscopiques, de retrouver son âme d’enfant froissée comme du papier brouillon.







Thumbnail
Robert I. D’Argence, né à Toulon, fut comédien, libraire, ouvre-boîtes (de jazz), chroniqueur mais avant tout poète. Découvert par André Salmon et Paul Géraldy, encouragé par Jean-Pierre Rosnay et Jean Rousselot, poète il restera car « je n’ai jamais su aller jusques au bout des lignes », s’amuse-t-il sur ce vers de Cendrars après avoir reçu le prix de Genève (SGE) en 1989 pour son recueil « Écrits Instantanés» . Un après-midi est son premier roman.

étonnante collection

- C'est quoi ? 
- Une carte routière tu vois pas ?!

et bien non en fait, pas du tout !
Ça se déplie comme une carte, même format, même papier... mais ici, on nous propose une lecture du territoire photographique plutôt que topographique. Ça se consulte aussi comme une carte, par petit bout ou étalé bien à plat, sur une table, sur un mur. L'éditeur les décrit comme "Des cartes parfaitement inutiles qui célèbrent la rencontre d'un photographe et d'un lieu."  

Une façon de démocratiser le reportage photographique, souvent cantonné au rayon des beaux livres. Une collection vraiment étonnante, à découvrir à la Carline !

Collection This is not a map/16€
pour en savoir plus : http://www.thisisnotamap.com/

BrooklynFranceMontalivet
 


Fort MahonWalloniaTexas