Rencontre avec Frédéric Pagès et Raphael Imbert samedi 5 décembre à 16h

Frédéric Pagès, journaliste au Canard enchaîné, publie un livre sur Jean-Baptiste Botul, philosophe dont aucune œuvre écrite n'a pu être conservée (et pour cause, il semblerait qu'il n'ait jamais existé !). Raphaël Imbert et son saxophone accompagneront cet rencontre placée sous le signe de l'humour !

Frédéric Pagès est un agrégé de philosophie qui a quitté l'enseignement pour rejoindre le Canard enchaîné et se consacrer au journalisme.
Sous le pseudonyme de Fredo Manon Troppo, il a été le chanteur du groupe de rock The Jalons, et a fondé l'hebdomadaire La Grosse Bertha en janvier 1991 avec Cabu, Gébé et Jean-Cyrille Godefroy.
En 1996, il a créé Le Banquet du Bac Philo à la Sorbonne.
Il a participé pendant de nombreuses années à l'émission de radio Des Papous dans la tête sur France Culture.
Il est l'un des fondateurs de l'Association des amis de Jean-Baptiste Botul, par l'intermédiaire de laquelle il fait la promotion d'un philosophe dont il prétend avoir redécouvert la pensée, mais qu'il a en réalité créé de toutes pièce et dont lui et quelques autres écrivent les œuvres.
Au Canard Enchaîné, après avoir écrit en collaboration "Le Journal de Xavière T.", il est l'auteur du "Journal de Carla B " .


Botul au Bordel
Frédéric Pagès
éditions Buchet-Chastel 
10 €
De la vie de Jean-Baptiste Botul, fictif et néanmoins célèbre philosophe de tradition orale, certains pans restent encore inconnus du grand public : c'est le cas de " l'affaire de Carcassonne " , que nous découvrons ici grâce à l'esprit curieux et tenace de Frédéric Pagès. En mai 1928, Botul, éphémère professeur de philosophie, conduisit sa classe de lycéens dans une maison de passe. Sa conviction : " Si l'école ne va pas au bordel, ce sera le bordel à l'école.
" A travers les discours enflammés de la sublime Divine, l'étonnante correspondance de Botul avec Simone de Beauvoir, Marthe Richard et Simone Weil, nous approfondissons ainsi notre connaissance du botulisme avec la joyeuse insouciance de kangourous bondissant dans un champ de mines " .

Rencontre avec Ahmed Kalouaz jeudi 10 décembre à 18h30




Né en 1952, Ahmed Kalouaz vit dans le Gard. Auteur pour les adultes (dans la collection la brune), il écrit aussi pour la jeunesse et a publié plus de dix romans au Rouergue pour cette tranche d'âge. 


Durant une courte hospitalisation, liée à des problèmes cardiaques, Ahmed Kalouaz laisse remonter des souvenirs d’enfance, notamment celui de l’assassinat de son grand-père durant la guerre d’Algérie. Son cœur fragile ne s’est-il pas nourri d’une histoire familiale souvent dramatique ? Au fil de ses pensées, il évoque les poètes et les chanteurs qui l’accompagnent depuis longtemps, notamment Aragon. Dans ce nouveau livre, Ahmed Kalouaz poursuit son exploration de la mémoire immigrée algérienne.
 


Rencontre avec Sandrine Collette jeudi 17 mars 2016 à 18h30

Il reste la poussière Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille? 

Sandrine Collette partage son temps entre la région parisienne et le Morvan. Ingénieur à l’université de Nanterre, diplômée en philosophie et en science politique, c’est cependant dans la nature rugueuse du Beuvray qu’elle préfère se retrouver dès qu’elle le peut.
Amatrice d’auteurs à l’écriture sobre, mettant en scène des sentiments bruts voire brutaux, des histoires simples où la nature est le plus souvent présente, elle a été fascinée par la trilogie des jumeaux d’Agota Kristof, Les demeurées de Jeanne Benameur ou encore La grosse de Françoise Lefèvre.
Sandrine Collette obtient en septembre 2013 le Grand prix de littérature policière pour son thriller Des nœuds d’acier.