Séance de dédicace avec Aurélien Chaméon samedi 26 mars 2016 à partir de 10h

Parti le 7 juillet 2014, le jour de ses 28 ans, pour faire le tour de France à vélo, Aurélien Chaméon est revenu à Sisteron un an plus tard, jour pour jour, avec la plus belle des aventures dans ses sacoches : 19 000 kilomètres, 270 étapes et des centaines de rencontres. 

Le tour des départements de France à vélo, paru le 26 septembre chez Ouest-France retrace cette formidable aventure. 

Ce professeur de français et d’histoire du lycée Paul-Héraud de Gap s'est consacré à cet immense défi, le tour de l’Hexagone à vélo, pendant un an. 

« Cette aventure, je la préparais depuis trois ans, du parcours à la modification de mon vélo. Je ne suis pas sportif de haut niveau, loin de là, je suis cyclotouriste amateur, ne faisant même pas partie d’un club, confie l’auteur. Jusque-là, je n’avais fait que des voyages d’une quinzaine de jours, tout au plus. »

« Ce tracé, je l’ai conçu de façon à passer au moins une fois dans chacun des départements, en évitant les routes très fréquentées. La nuit, je dormais dans des gîtes ou auberges de jeunesse pour alléger mon budget. Parfois, au gré des rencontres, j’ai été hébergé, poursuit-il encore. Et tous les soirs, j’alimentais mon blog, puisque justement, je voulais en faire un livre. Mais ce n’est pas un roman, c’est un carnet d’aventure fidèle, un vrai carnet de route. »
Ainsi, tout au long de ces 208 pages, les lecteurs vont découvrir, grâce à lui, la France, ses multiples territoires, ses gens, sa gastronomie, son histoire.

Aurélien Chaméon dédicacera son livre 
samedi 26 mars à partir de 10h, 
toute la journée pendant les heures d'ouverture de la librairie (jusqu'à midi et de 15h à 18h)

rencontre avec Davy Borde jeudi 28 avril 2016 à 19h



La langue n’est pas neutre. Les mots, les symboles, les règles qui régissent son usage marquent nos esprits et rejaillissent sur nos actes, sur nos manières d'être au monde et de le penser. S’il est plus que temps de poursuivre l'assaut entrepris contre les plus évidents archaïsmes de la langue française, il convient tout autant de lutter contre des pratiques depuis trop longtemps en opposition avec la vision égalitariste et émancipatrice que porte le mouvement féministe. Cela entraîne une critique de la grammaire actuelle et plus particulièrement du genre grammatical.
Davy Borde est épicier, décroissant, (pro)féministe mais n’est ni grammairien, ni linguiste, ni académicien. S’il aime cultiver son potager et plus largement se réapproprier des savoirs et savoir-faire avant qu’ils ne se perdent, comme (re)découvrir la richesse de la nature sauvage Il s’est penché sur la question du sexisme de la langue française et propose ici le fruit de ses recherches et réflexions ainsi qu’un chemin à suivre pour améliorer cet indispensable outil commun

Rencontre avec René Frégni jeudi 12 mai à 19h



L'automne en Provence est limpide et bleu, ce n'est pas une saison, c'est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d'odeurs. Mais si l'écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout attentif à ceux qui vivent dans les recoins de la société, les pauvres, les fous, les errants dont il se sent frère, et dont il parle sans apitoiement. Il y a Pierre, maigre silhouette traînant sur les petites routes chaque matin pour y photographier tous les rebuts qu'il trouve. Ou les co-inculpés d'un procès à Digne dans lequel l'auteur a été jadis impliqué : le spectacle judiciaire est un morceau de bravoure. On trouve aussi un magnifique portrait de Joël Gatefosse, célèbre libraire de Banon, qui a transformé la minuscule librairie du village en une étonnante cité de mots, de rêves et de rencontres. avant de faire faillite.Une émotion sincère et simple vibre dans chaque page, qu'il s'agisse de raconter la mort d'un chat ou la surprise d'entendre une femme qui jouit dans la maison d'à côté. Les femmes sont ici très présentes, que ce soient les servantes d'auberges longuement contemplées, ou Isabelle, « la fiancée des corbeaux », auprès de qui l'écrivain trouve paix et bonheur. Ou encore la femme du facteur : son mari est si fier de sa belle poitrine qu'il vient un jour apporter à René Frégni une photo de ses seins, afin qu'il les place dans un de ses livres. C'est désormais chose faite.

René Frégni est né le 8 juillet 1947 à Marseille
Dès l'entrée au CP, il subit les moqueries des enfants qui l'appellent "quatre oeil". Blessé, René jette ses lunettes et n'en portera plus jusqu'à l'âge de 19 ans. Il rate sa scolarité et traîne, toute sa jeunesse, avec une bande de chenapans dans les rues de Marseille. 
Déserteur à 19 ans, il vit cinq ans de petits boulots à l'étranger sous une identité d'emprunt puis revient en France.
Il a connu une existence mouvementée avant de se consacrer à l’écriture. Il a exercé divers métiers, dont celui d’infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes de Marseille.
Lors de son séjour en prison militaire, il découvre tour à tour les grands écrivains qui l'accompagneront toute sa vie : Giono, Céline, Camus et Flaubert. C'est là aussi qu'il écrit son premier poème : il ne lâchera plus ni son cahier ni son stylo. Quarante ans d'écriture et d'évasions.
Il est aujourd'hui l’auteur d’une quinzaine de livres, imprégnés de ses voyages et de son expérience avec des détenus.
L’essentiel de son œuvre est disponible dans la collection Folio-Gallimard.
La ville est au centre de tous les romans qu'il écrit mais chaque page traverse des forêts, des hameaux perdus, des plateaux sauvages. Toute l'oeuvre chemine entre la noirceur des hommes, la lumière de la mer et la beauté des femmes. Son âme est Manosquine autant que Marseillaise.
Il écrit également des livres pour enfants.
La plupart de ses romans ont reçu un Prix littéraire et sont traduits en 6 langues.